L'historique du Karate-do

KARA = Vide TÉ = Main DO = Voie

où littéralement « la voie du combat à mains nues ».

 

Le Karaté-do   puise ses sources dans une tradition orientale de plusieurs millénaires de défense et d’accomplissement de l'individu. Au début, toute une série de techniques de défense avaient été développées par des communautés d'individus contre les exactions armées des pouvoirs. C'est ainsi qu'on voit apparaître des arts martiaux basés sur l'emploi d'instruments comme le bâton, le fléau, le saï, etc....) et d'autre part, un courant basé sur l'emploi des armes naturelles de l'homme, ses membres.


Au cours des siècles, toutes ces disciplines ont évolué dans le creuset bouillonnant de la civilisation orientale et de grands codificateurs sont apparus.

Gishin FUNAKOSHI fût un de ceux-ci...

Gishin FUNAKOSHI et Shigeru EGAMI

Au début du vingtième siècle, Gishin FUNAKOSHI synthétisa en une discipline, le KARATÉ-DO ; un ensemble de techniques de combat à mains nues développés notamment par les Japonais des îles d'OKINAWA.

Entre-temps, tout un esprit philosophique,(accomplissement moral de l'individu) était venu se greffer sur la majeure partie de ces disciplines.

Après avoir démontré son art à TOKYO , maître FUNAKOSHI créa le dojo nommé SHOTOKAN (SHOTO étant son nom d'artiste, KAN signifiant "Maison") autrement dit : la maison de SHOTO. Puis il créa l'association (KAÏ) de SHOTO : le SHOTOKAÏ. Aujourd'hui, le SHOTOKAN et le SHOTOKAÏ sont deux styles de Karaté distinct.

Après le décès de maître FUNAKOSHI, maître Shigeru EGAMI devient le directeur technique du SHOTOKAÏ afin de développer l'art martial. Maître EGAMI fût un des premiers élèves de maître FUNAKOSHI et partenaire d'entraînement du fils du maître : Yoshitaka FUNAKOSHI.

Arrivée du Karaté en France

1957

Contacté par un ami de maître Henri PLEE (promoteur du karaté en France),  Tetsuji MURAKAMI a trente ans lorsqu'il entame sa carrière européenne.

A cette époque, maître MURAKAMI pratique le style SHOTOKAN.

Puis, en 1967, lors d'un voyage au Japon, Maître MURAKAMI découvre le travail de Maître EGAMI ; ce fût alors un déclic... Maître MURAKAMI remanie ses cours pour développer notamment en France, le style SHOTOKAÏ. (maître MURAKAMI fût désigné représentant officiel de maître EGAMI en France). Pour faire connaître ce style, maître MURAKAMI réalise de nombreux stages en France et c'est ainsi que Jean-Paul UHRING rencontra le maître.